Conçu et optimisé pour les impératifs de la pratique vinicole et l'accueil, ce chai transcende sa fonction de simple entrepôt pour devenir un instrument opérationnel essentiel, méticuleusement pensé pour optimiser chaque phase de la vinification.
Le rez-de-chaussée est conçu pour une circulation fluide, ouvert à tous, de plain-pied, rendant chaque espace accessible et fonctionnel. Cette disposition optimise le déplacement des ressources et simplifie les opérations quotidiennes des équipes. Un chantier de dégorgement, 8 gyropalettes, un espace de stockage thermorégulé garantissent des conditions optimales de conservation. Cette organisation permet de regrouper sur un même niveau les opérations techniques les plus exigeantes, dans un espace pensé pour l'efficacité et la sécurité du travail.
Un étage dédié au conditionnement et à la vie du chai.
L'étage du bâtiment, réaménagé pour l'administration et l'accueil, devient le centre névralgique du travail quotidien de l'exploitation. Une zone d'habillage pour la finition des bouteilles s’associe à un espace de stockage de matière sèche (étiquettes, cartons, bouchons, capsules, etc.). L'antre de la dégustation, écrin accueillant clientèle et convives, constitue l'espace même de l'accueil.
Ainsi pensé, ce chai réunit sur deux niveaux complémentaires l'ensemble des fonctions nécessaires à la production, au conditionnement et à la valorisation du vin, dans un bâtiment conçu pour être efficace, modulable et pérenne.
Là, Jérôme rompt avec sa soif perpétuelle de nouveauté, s'adonnant à un geste à rebours. Ce pressoir au milieu du village, acheté par Arlette et Jack en 1966, est composé de deux Coquard champenois traditionnels en bois et d'une cave.
« Presser en Coquard, c’est attendre environ quatre heures par marc ! Ça laisse du temps pour accueillir les amis… ou pour travailler un peu (rire) »
La méthode, strictement normée de presse champenoise du raisin, rappelle qu’il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Le pressurage champenois, un savoir-faire immuable. Les raisins arrivent directement des vignes dans les « comportes » à fonds et parois perforés, et ils ne doivent pas « attendre » sur le quai.
Un pressurage maîtrisé empêche la migration des anthocyanes, les pigments qui nuiraient à la légèreté du champagne futur. L'extraction du jus est réalisée avec soin pour minimiser l'altération des baies, préservant ainsi la pureté des moûts en limitant le transfert de matière depuis les pellicules. Cette démarche est cruciale pour l'élaboration de la majorité des champagnes, qui sont des blancs de noirs issus de cépages rouges (pinot noir et meunier). C'est le moment où plus rien d'autre ne compte et pourtant tout est important. Tel est l’état d’Esprit de la Maison Demière… Une quête d’excellence.
L'espace intérieur de 100m2 est conçu pour le partage ; 14 personnes peuvent être accueillies. Un séjour, équipée avec des espaces ouverts, s’ouvre sur une terrasse, puis une cour et un jardin privatif en contrebas une vue sur les coteaux.
Cette demeure possède de vastes dépendances de100 m² aménagées et meublées. On trouve trois chambres accompagnées d’une terrasse ouvrant sur la Vallée, une cuisine et salle à manger ainsi qu’une salle de bains.
Pour un total de 7 chambres. Notre maison « de maitre » est un exemple d'architecture rurale sobre et robuste, sans ornementation excessive, ou la pierre meulière patinée par le temps, offre une texture rocheuse très chaleureuse. Tout raconte l'histoire de Fleury-la-Riviere dans ce paysage de vallée et de vignes.
Là où il entend innover et insuffler une sève nouvelle à la Maison, tout en chérissant les pratiques traditionnelles qui lui sont si précieuses. La cave est un ensemble de bâtiments qui s'articule autour d'une cour où vous accueille notre Arbre du bonheur, ou Happy Tree pour les intimes.
Dès l'entrée, les méthodes de Vinification se répondent. Ici, alignées à gauche, les cuves inox aux lignes épurées et contemporaines, tandis qu'à droite reposent les foudres de 36 hectolitres, imposants et silencieux. Plus loin, ce dialogue entre tradition et innovation se poursuit, derrière de grandes portes de bois s'ouvrant sur des enfilades d'espaces où se côtoient des cuves traditionnelles et ovoïdes, une solera en criaderas qui s'étage en pyramide.
Dans les galeries les plus profondes, creusées à même le tuffeau, les bouteilles de toutes contenances s'amoncellent. Elles reposent sur lattes dans l'obscurité fraîche et constante qui fait la réputation de ces lieux. Nos caves troglodytiques s'enfoncent à l'horizontale dans le flanc de la montagne.
La Cave du Chauffour est notre cave historique troglodyte. Ces galeries creusées à hauteur d’homme dans une roche sédimentaire sont un exemple singulier de ces aménagements de nécessité « efficaces », avec leurs tunnels percés à l'horizontale. Aujourd'hui vinothèque de la Maison Demière, elle recèle, derrière sa porte de métal patiné par le temps, des vins précieux qui reposent là depuis de longues années, sous la surveillance discrète de leurs anciens propriétaires.
Une bâtisse de bois avec une vigne lui tenant lieu de jardin, échouée là, « à l'orée de la voie ». Fernand et Kajia Demière y ont vécu, et Jack y a vu le jour en 1940. C'est ici que tout a commencé, a pris racine : la maison avant La Maison.
« Un vrai foutoir ! Mais jamais elle ne disparaîtra. »
Le temps a fait son œuvre et les planches de bois se sont quelque peu avachies. À bien y penser, c'est la MAISON majuscule de la famille Demière. Aujourd'hui, elle est veillée avec soin, entourée de fleurs pour ceux qui l'ont habitée. Elle n'est plus une maison pour vivre, elle est l'origine. Le point de départ d'une histoire qui, depuis, s'écrit chaque année dans nos bulles. Nous la protégeons pour nous rappeler d'où l'on vient. C'est important, la mémoire.